Burn-out : mais que se passe-t-il scientifiquement ?

Burn-out : mais que se passe-t-il scientifiquement ?
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Le burn-out , parfois appelé syndrome d’épuisement professionnel, est une maladie que l’on pourrait qualifier d’insidieuse et de paradoxale. Insidieuse car elle progresse lentement mais sûrement et envahit peu à peu tout le corps et l’esprit du patient. Paradoxale car le corps, malgré de nombreuses manifestations somatiques qui devraient nous alerter sur cette inquiétante pathologie, au lieu d’écouter ses douleurs, de ralentir, et de mettre en place des réactions adaptées, s’enfonce dans le déni et s’étourdit d’activité allant jusqu’à l’épuisement complet de ses ressources.  Devant ce qui était il y a peu un mal mystérieux, et pour tenter de le soigner au mieux, les scientifiques tentent aujourd’hui clairement d’identifier les processus chimiques en jeu dans l’exposition au stress et qui enclenchent l’engrenage du burn-out  mais également  de définir les zones du cerveau en cause dans la survenue de cette pathologie étrange où le corps assommé de douleurs ne parvient plus à crier.

 

Des manifestations somatiques liées au stress

Les différents cas étudiés permettent de définir le burn-out comme une maladie professionnelle liée au stress et les symptômes constatés, que l’on peut classer en 4 grandes catégories sont donc souvent les mêmes que ceux constatés en cas de stress intense : il y a des symptômes physiques ( maux de têtes ou de dos, des démangeaisons, etc..), des symptômes émotionnels (agitation, tristesse, irritabilité etc..), des symptômes cognitifs (problèmes de mémoire, de concentration, trouble anxieux etc..), et enfin des symptômes comportementaux (procrastination, phénomènes d’addiction, isolement, etc..). Ces symptômes sont les conséquences de phénomènes physiologiques liés à des sécrétions hormonales désordonnées qui dérèglent l’organisme et l’empêchent de fonctionner de manière équilibrée. Une bonne connaissance de ces dérèglements hormonaux permet de les réguler grâce à des traitements médicaux ou à des traitements de médecine douce, et surtout de réagir avant qu’ils ne deviennent nocifs pour l’organisme et ne le mettent en péril.

Un dysfonctionnement au niveau des neurotransmetteurs

L’autre cause biologique souvent avancée pour expliquer scientifiquement une dépression qui s’installe et vire au burn-out , c’est le mauvais fonctionnement de certains neuro-transmetteurs du cerveau comme la dopamine, la sérotonine, la noradrénaline ou le gaba. Si tout va bien lorsque ces transmetteurs sont bien régulés, il suffit en revanche simplement d’une trop forte ou trop faible représentation de certains de ces neurotransmetteurs pour que la machine s’enraye,  pour que les neurones s’emballent et que le malaise se développe jusqu’à devenir problématique pour l’individu.
Des études récentes mettent également en avant le rôle important de l’hippocampe, une structure du cerveau située près du cortex cérébral, qui jouerait lui-aussi un rôle important dans la dépression.
Même si les mécanismes en jeu dans le cerveau humain sont complexes, leur connaissance permet également de pouvoir intervenir pour lutter contre le développement de la maladie. Intervenir à temps sur cette région du cerveau par des anti-dépresseurs, des exercices de relaxation ou tout autre technique douce pour éviter les effets néfastes de la pathologie ainsi que l’escalade et la survenue du burn-out, c’est tout l’enjeu de ces découvertes.

Pour accéder aux autres articles du dossier burn-out cliquez-ici

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A propos de l'auteur

JaimeLeLundi http://www.jaimelelundi.com
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