Dépression ? Et s’il s’agissait plutôt d’un burn out ?

Dépression ? Et s’il s’agissait plutôt d’un burn out ?
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Tout allait bien, du moins, ils le pensaient… Et puis un jour, ils ont craqué. Les salariés sont de plus en plus nombreux à souffrir d’un problème psychologique lié au travail au cours de leur carrière : un sur 4, pour être exact, selon une étude menée par Cegos *. Dépression, et burn out, ces maux peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie professionnelle et privée, mais ne demanderont pas forcément la même prise en charge. D’où l’importance pour le manager de savoir les déceler, et également de les différencier.

Quelle différence entre burn-out et dépression ?

Les symptômes de ces deux pathologies sont souvent identiques : votre collaborateur parait  triste, fatigué, il manque de motivation et se montre moins performant. S’il lui ressemble beaucoup, le burn out se distingue cependant de la dépression en s’attaquant à des salariés d’ordinaire sur-impliqués dans leur travail. Ils ne comptaient plus leurs heures supplémentaires, répondaient aux mails même le week-end sans jamais se plaindre, étaient d’une efficacité à toute épreuve… Lorsque le burn out survient, le salarié va donc avoir énormément de mal à accepter son état.
Il fonctionne comme une sorte de « drogué du travail ». Son traitement devra être radical : alors qu’une personne en état de dépression pourra souvent continuer à travailler grâce à un traitement adapté, les victimes du burn out n’ont pas d’autres choix que d’arrêter net leur activité le temps de la guérison, qui comprendra un suivi psychologique accru : c’est le rapport au travail dans sa globalité qui devra être repensé et réorienté.

Comment repérer un collaborateur qui souffre psychologiquement ?

Les symptômes d’une pathologie psychologique peuvent être extrêmement nombreux, et se repérer rapidement. A vous, donc, en tant que manager, de vous montrer attentifs, et également réactifs à certains signaux. Sur le plan physique, une personne qui frise la dépression au travail ou le burn out peut souffrir de mal de dos, de tête, de fatigue généralisée, d’insomnie, d’hypertension, de troubles digestifs… Sur le plan émotif, il est irritable ou impatient, se montre négatif, anxieux, susceptible, et plus généralement « à fleur de peau ». Enfin, intellectuellement, votre collaborateur perd la mémoire, a du mal à se concentrer ou à se décider. Plus ces symptômes sont nombreux, plus vous devez vous alarmer.

Burn out : comment lutter ?

En tant que manager, vous devez garder à l’esprit que le burn out, synonyme d’épuisement professionnel, peut être de votre responsabilité. Pour l’éviter… Evitez de nourrir sa cause : respectez la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle de vos collaborateurs, ne les surchargez pas de travail… En bref, évitez les facteurs de stress lié au travail, ne les épuisez pas. Et, dernière chose, sachez vous montrer vigilants vis-à-vis de ceux qui en font trop : si l’un de vos collaborateurs se montre sur-impliqué dans sa tâche, parlez-lui, et invitez-le à prendre un peu de recul.

La lutte contre le burn out : ils l’ont fait !

· Stop aux mails après le travail. Après une étude mené par des syndicats, qui mettait en évidence que les trois quarts des managers travaillaient en dehors de leurs heures de bureau, les entreprises Siemens et Total seraient sur le point de signer un accord qui empêchera ces derniers de consulter leurs messagerie ou intranets en dehors de leurs heures de travail.
· Adieu Blackberry. Dans la même optique, Volkswagen a franchi le pas depuis un certain temps, en bloquant l’accès de ses Blackberry d’entreprise entre 18h15 et 7 heures du matin. Radical.
· Stage anti-burn out. En Alsace, le Credir (Centre d’entraînement pour dirigeants et acteurs de l’entreprise » propose aux victimes du burn out une mise au vert de 3 jours, pour se remettre sur pieds et retrouver l’envie de travailler.
· Relaxation. A Londres, ce sont les financiers du quartier d’affaires de la City qui sont lourdement invités à… Pratiquer le yoga. Des entreprises comme Google, AstraZeneca ou encore la Deutsche Bank y encouragent en effet leurs cadres à pratiquer la « mindfulness » au bureau (comprendre « courant psychothérapeutique qui préconise les thérapies douces pour atténuer la souffrance au travail »).

Quelle que soit la pathologie psychologique dont peuvent souffrir vos collaborateurs, il est indispensable de se montrer, en tant que manager, extrêmement  vigilant et attentif. Le moindre signe doit mettre la puce à l’oreille : s’il atteint l’épuisement professionnel, l’employé pourra ensuite mettre de nombreux mois à remonter la pente. Alors, mieux vaut l’éviter.

*Cegos est un organisme de formation professionnelle. L’enquête a été menée entre septembre et octobre 2014 auprès de 1135 personnes.

Source de l’image à la Une : Pixabay (geralt)

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A propos de l'auteur

JaimeLeLundi http://www.jaimelelundi.com
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  1. comment-avatar
    Isabelle St-Pierre5 mai 2015 - 18 h 50 min

    Jai fait mon dernier stage de médecine à Fermont et je peux dire que c’est épouvantable la quantité d’anti-dépresseurs qui sont vendus là-bas! La moitié de nos journées consistaient à renouveller ou à prescrire ces pillules. Il y a au-moins le 3/4 des employés de la mine, ArcelorMittal, qui sont sous ordonance et qui doivent prendre des somnifères. C’est vraiment troublant, je ne comprends pas comment des employés peuvent vivre de cette manière. En tk, c’est leur choix, pas le mien!

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