Féliciter en tête à tête : bonne ou mauvaise idée ?

Féliciter en tête à tête : bonne ou mauvaise idée ?
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Merci Lucy Kellaway. C’est son article, dans le Herald Tribune du 16 septembre dernier, qui m’inspire ce billet. Je vous résume sa position, contraire à la voie que Napoléon avait ouverte (sans doute en copiant Jules César) en décorant ses grognards devant la Grande Armée. Selon elle, les félicitations, ce n’est pas devant toute la classe. Parce que ça crée des jaloux, des envieux (ouf, pas seulement en France, mais partout visiblement), des frustrés et un vieux ressentiment envers le manager.

Elle s’appuie sur une étude faite auprès de plusieurs centaines d’étudiants à qui on a demandé d’imaginer leur réaction si, dans une boutique de vêtements ils entendaient un des vendeurs dire à un autre client que cette tenue lui allait à merveille. 10% (ou presque) ont ressenti une émotion négative, d’autant plus négative s’ils connaissaient de près la personne que le vendeur flattait. Lucy en tire quelques conclusions sur le côté noir de l’Homme.

Perso, je ne suis pas d’accord pour faire de sa recommandation une posture systématique, sans doute que ça dépend de la densité de jalousie pré existante, de la coopération et autres facteurs qui influent sur la qualité de vie au travail.

A méditer et réfléchir avant votre prochaine occasion de féliciter un collaborateur, dans une heure tout au plus !

Crédit photo : shefkate – Fotolia.com

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A propos de l'auteur

Thierry Bourgeon http://www.symbiosis-consultants.net/
Thierry BOURGEON s’est retrouvé presque par hasard à travailler en entreprise. Son rêve était d’être photographe : observer, créer, faire plaisir aussi. Ce sont ces moteurs qui le font agir aujourd’hui dans son métier de consultant. Après HEC, loin d’être dans les starting-blocks pour suivre une voie royale dans une grande entreprise, il s’immerge dans l’étude du chinois, puis part deux ans dans le Pacifique « faire son service ». Il en garde un goût pour la découverte d’autres cultures. En 1977, Il trouve sa voie professionnelle dans un cabinet de consultants qui pratique la créativité à haute dose alliée à la rigueur et à l’exigence. Depuis cette découverte, il invente de nouvelles manières de former, de faire un diagnostic, de donner envie à une équipe et une entreprise de se transformer, de construire. Il crée SYMBIOSIS-Consultants en 1986, avec la volonté de conjuguer créativité, plaisir au travail, rigueur. Progressivement, aidé de l’arrivée de deux associés, il développe une vision : aider les collaborateurs à « être bien dans leurs baskets », à l’aise dans la pratique de leur métier, dans leur équipe, leur entreprise. On n’est pas loin de la qualité de vie au travail ! Ce qui le fait courir, c’est sa foi en l’homme, sa foi en Dieu.

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