Petit exercice de la semaine : une simple carte postale

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Une simple carte postale

Il y a quelques jours, j’ai reçu une carte postale du Viêt-Nam. Pour moi, c’était un événement, les cartes postales sont devenues un objet rare dans ma boite aux lettres. C’était une vraie carte postale, pas juste une belle photo, un timbre et deux mots griffonnés vite fait la veille du départ. Il y avait un texte qui traduisait une proximité entre son auteur et moi, presque une intimité qu’une enveloppe protégeait. Elle venait de quelqu’un avec qui j’avais partagé de magnifiques moments, il y a déjà trop longtemps, et la carte me les rappelait, une multitude d’images a défilé devant mes yeux. Au-delà des mots qui y figuraient, en y réfléchissant, cette carte postale évoquait aussi le temps, la capacité de prendre du temps pour choisir une belle carte, des timbres exotiques, pour écrire un message sincère. Par la durée du voyage, une carte postale illustre aussi une certaine forme de lenteur qui existe de moins en moins aujourd’hui où tout est instantané ou presque. Transformée en mail, cette carte postale n’aurait pas eu le même poids, je ne l’aurais pas affichée dans mon appartement, sans doute plus surement fait disparaitre d’un clic vers la poubelle ou un dossier, bien plus vite oubliée.

C’est difficile de donner du temps aujourd’hui en entreprise, c’est d’ailleurs une expression qui n’existe pas, on parle de prendre du temps, pas d’en donner. C’est tout aussi difficile d’être vrai, à l’image de cette carte postale. Une multitude de freins incite plutôt à l’inverse, entre la focalisation sur les objectifs, les jeux d’acteurs, l’image attendue de la part d’un manager, le référentiel unique de leadership dans lequel s’inscrire. Pourtant, c’est la carte postale personnelle qui fait plaisir, pas le mail.

Alors, ce matin, avant de plonger dans vos 475 mails de la semaine, vous avez le choix :

□ Proposez à l’équipe d’installer un tableau pour afficher des cartes postales que vous vous enverrez entre vous pour remercier quelqu’un, rappeler un bon souvenir partagé, ou juste parler de la semaine qui vient de s’écouler

□  Décidez de donner du temps à une situation que vous avez mise en priorité 2 alors qu’en y réfléchissant bien, elle pourrait passer en priorité 1

□ La prochaine fois que vous enverrez un signe de reconnaissance, soyez encore plus vrai que d’habitude, comme si c’était le seul signe de reconnaissance que vous enverrez jamais à cette personne.  

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Just a post card

A few days ago, I received a postcard from Viet-Nam. For me, it was a true event, post cards have become rarities in my mailbox. It was an authentic post card, not just a beautiful picture, a stamp and 2-3 words quickly written on the eve of departure. There was a text indicating a proximity between the both of us, a kind of intimacy protected by an envelope. It originated from someone with whom I shared fantastic moments and adventures, far too long ago, and the post card reminded them, countless images passed before my eyes. Beyond the written words, this post card also evoked time, the choice to take time to select a beautiful card, exotic stamps, to write something personal and sincere. Because it needs time for travel, a post card pictures a kind of slowness, disappearing in a world where everything has become instantaneous. Had it been an email, this post card would not have had the same impact, I would not have displayed it in my flat, rather ironed out in a click to the trash-folder or some other place, soon forgotten.

Nowadays, giving time is no easy task in business, the term hardly exists one will rather say “take time” rather than give time. It is also difficult to be authentic, as this post card was. Too many restraints induce the opposite attitude, such as the constraint to focus on targets, the power interplays or the existence of a role leadership model the manager has to comply with.

And yet, it is the post card that is the true source of joy, not the email.

Before starting to answer your 452 daily emails, you have this morning a good opportunity to increase the quality of work life of your team, by choosing one option:

□ Propose to your team to install a scoreboard to plaster postcards you will send to each-other to thank someone, remind a shared souvenir, or just evoke some important moment the week before

□  Decide to give time to a situation you initially gave a low degree of priority. Maybe you can upgrade it?  

□ Next time you send a stroke to someone, make it exceptional, as if it were the only one you will ever send to the person

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A propos de l'auteur

Thierry Bourgeon http://www.symbiosis-consultants.net/
Thierry BOURGEON s’est retrouvé presque par hasard à travailler en entreprise. Son rêve était d’être photographe : observer, créer, faire plaisir aussi. Ce sont ces moteurs qui le font agir aujourd’hui dans son métier de consultant. Après HEC, loin d’être dans les starting-blocks pour suivre une voie royale dans une grande entreprise, il s’immerge dans l’étude du chinois, puis part deux ans dans le Pacifique « faire son service ». Il en garde un goût pour la découverte d’autres cultures. En 1977, Il trouve sa voie professionnelle dans un cabinet de consultants qui pratique la créativité à haute dose alliée à la rigueur et à l’exigence. Depuis cette découverte, il invente de nouvelles manières de former, de faire un diagnostic, de donner envie à une équipe et une entreprise de se transformer, de construire. Il crée SYMBIOSIS-Consultants en 1986, avec la volonté de conjuguer créativité, plaisir au travail, rigueur. Progressivement, aidé de l’arrivée de deux associés, il développe une vision : aider les collaborateurs à « être bien dans leurs baskets », à l’aise dans la pratique de leur métier, dans leur équipe, leur entreprise. On n’est pas loin de la qualité de vie au travail ! Ce qui le fait courir, c’est sa foi en l’homme, sa foi en Dieu.

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