Petit exercice de la semaine : un trois-mâts, ça se mérite !

Petit exercice de la semaine : un trois-mâts, ça se mérite !
Share on Google+0Share on LinkedIn6Tweet about this on Twitter0Share on Facebook0

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’être invité sur un trois-mâts : le BELEM. Départ de Lorient, virée vers l’archipel des Glénan et retour à bon port. Sur le BELEM, on est invité à vivre la vie des matelots. Enfin, comme les matelots, parce qu’on ne sait rien faire, sauf tirer sur une corde quand l’occasion se présente et qu’on est de quart. Pour ma part, je faisais partie du quart de 4 h 00 à 8 h 00. On se lève, rien dans le ventre et tout de suite sur le pont à la manœuvre. Il nous a fallu une heure pour virer de bord dans le vent qui montait. Vers midi, il était à force 8 et a brusquement tourné de 90 ° alors que le bateau marchait bon train au vent arrière. D’un coup, tout l’équipage, du capitaine au matelot, de quart ou pas, s’est mis à s’activer pour carguer les voiles, border les focs à la vitesse Grand V et éviter la casse. Le plus impressionnant était que chacun savait exactement quoi faire et nous faire faire, dans le calme. C’était à la fois naturel et très bien organisé. C’est à cet instant-là que je me suis senti faire partie de l’équipage, d’une vraie équipe. Ça a peut-être duré vingt minutes. Il pleuvait, mais ce que nous vivions ensemble était intense. En plus d’être efficace ! Alors qu’on n’était pas vraiment tranquille et qu’on s’activait, on a vécu un vrai moment de qualité de vie. À quoi était-ce lié ? Un sens de la coopération, un processus parfaitement huilé, une entraide spontanée et naturelle liée à l’urgence? Certainement tout cela. J’ai retenu quelques images : celle du capitaine s’activant en silence sur le pont ; celle d’un travail rapide sans panique ni sentiment d’urgence ; celle de nos sourires une fois la manœuvre terminée, qui sonnait comme une récompense méritée et partagée.

Alors, ce matin, avant de plonger dans vos mails de la semaine…

□ Imaginez votre équipe sur le BELEM dans une petite tempête, distribuez les rôles, y compris celui

du capitaine et demandez-vous ce que vous voulez modifier pour plus de qualité de vie.

□ Demandez-vous si les émotions que vous inspirez en situation tendue sont bien source de qualité

de vie.

□ Décidez avec votre équipe d’un ou deux principes simples de coopération, si ce n’est pas encore

fait.

Source de l’image à la Une : Flickr (S P)

Share on Google+0Share on LinkedIn6Tweet about this on Twitter0Share on Facebook0

A propos de l'auteur

Thierry Bourgeon http://www.symbiosis-consultants.net/
Thierry BOURGEON s’est retrouvé presque par hasard à travailler en entreprise. Son rêve était d’être photographe : observer, créer, faire plaisir aussi. Ce sont ces moteurs qui le font agir aujourd’hui dans son métier de consultant. Après HEC, loin d’être dans les starting-blocks pour suivre une voie royale dans une grande entreprise, il s’immerge dans l’étude du chinois, puis part deux ans dans le Pacifique « faire son service ». Il en garde un goût pour la découverte d’autres cultures. En 1977, Il trouve sa voie professionnelle dans un cabinet de consultants qui pratique la créativité à haute dose alliée à la rigueur et à l’exigence. Depuis cette découverte, il invente de nouvelles manières de former, de faire un diagnostic, de donner envie à une équipe et une entreprise de se transformer, de construire. Il crée SYMBIOSIS-Consultants en 1986, avec la volonté de conjuguer créativité, plaisir au travail, rigueur. Progressivement, aidé de l’arrivée de deux associés, il développe une vision : aider les collaborateurs à « être bien dans leurs baskets », à l’aise dans la pratique de leur métier, dans leur équipe, leur entreprise. On n’est pas loin de la qualité de vie au travail ! Ce qui le fait courir, c’est sa foi en l’homme, sa foi en Dieu.

Pas de commentaire

Laisser votre commentaire





Retour au haut de page